Mardi 19 et Mercredi 20 juin à 20H : L'EMPORTERA création chorégraphique de Lotus Eddé Khouri & CONCERT avec Jean Luc Guionnet et Stéphane Rives

Publié le par l'art au garage

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L' EMPORTERA
création chorégraphique de Lotus Eddé Khouri
 création sonore de Stéphane Rives
   
 suivi d'un
               
CONCERT
avec Jean Luc Guionnet et Stéphane Rives

saxophones (mardi)

électronique (mercredi)

 

 

Les Mardi 19 et Mercredi 20 juin à 20h

 

Galerie G- l'Art au Garage
23bis, rue des Lilas - 75019 Paris- (au RDC de l’immeuble à l’angle de la rue Eugénie Cotton)
M° Place des Fêtes - Pré-St-Gervais


PAF: 5, 10 ou 15 euros au choix

bar et petite restauration faite maison sur place.


L'emportera est une pièce sur l'absence...des corps « porteurs d'absence ».. Deux femmes - qui ne sont en fait ensemble peut être qu'un corps ou bien une multiplicité de corps, des corps comme récipients de mémoire, des contenants de temps - arpentent un terrain indéfini, un espace perdu, devenu vide, déchargé. Partout, autour d'elles et à l'intérieur d'elles, il y a ce temps suspendu et ce vide infini. Même dans la lumière, une obscurité leur est nécessaire, juste comme présence de mystère. Les temporalités se brouillent alors, les identités aussi, qui est qui, où et quand...?

Avec Lotus Eddé Khouri et Inez Almeida
Régie lumière: Enzo Iorio
Création sonore: Stéphane Rives

Le Temps l' Emportera a été présenté au Théâtre Monnot à Beyrouth en juin 2011 et au Festival « On marche »à Marrakech en mars 2012.
Avec le soutien de la Mission Culturelle Française au Liban et du Théâtre Monnot à Beyrouth et avec la collaboration artistique de Muhanad Rasheed.


Lotus Eddé Khouri ,danseuse et chorégraphe
Elle est actuellement interprète depuis trois ans au sein de la Compagnie Iraqies Bodies dirigée par Muhanad Rasheed avec lequel elle collabore étroitement ( Crying of my Mother, Insomnia, Mourning, Hypnacogia ).
Après avoir suivi l'école du cirque Annie Fratellini et commencé des études de photographies, elle se forme en danse contemporaine. En France, elle a principalement travaillé avec la Cie Azar/Isabelle Catalan et au Liban avec la Cie Maqamat/Omar Rajeh .
Depuis deux ans elle élabore en parallèle sa propre recherche, Le temps l'Emportera ( présentée d'abord sous forme d'un solo qui donnera lieu ensuite au duo portant le même nom) une réflexion sur la mémoire et les différents espace/temps possibles, « laisser à l'espace le temps de redevenir du temps », processus sous tendu par l'idée de continuité ,d'un flux et d'un reflux continu comme moteur de mise en mouvement et considérant l'espace « entre » des choses.


Cette pièce sera suivi du duo des musiciens Jean Luc Guionnet et Stéphane Rives.
De la présence concrète exagérée de l'instrument, soit pour l'un, soit pour l'autre, aux abstractions électroniques, ils proposeront deux versions inédites et différentes chaque soir de leur collaboration.

Jean Luc Guionnet, musicien saxophoniste, compositeur et plasticien
"Mon travail se divise en autant de parties qu’il m’est offert d’occasions d’agir et de penser par le son et l’image. Ces occasions ont toujours à faire avec la rencontre forte d’un dehors : un instrument (saxophone/orgue), une idée théorique (qu’est-ce que la rumeur ?), et surtout un ami collaborateur (André Almuro, Eric La Casa, Taku Unami, Yvan Clédat, Eric Cordier, Olivier Benoit …).
S’en suit alors une suite éclatée de thèmes qui, à leur tour, influencent l’évolution du travail musical et orientent les rencontres à venir : l’épaisseur de l’air, l’écoute comme obscure à elle-même, le pidgin (langage sans grammaire ni vocabulaire pratiqué par deux adultes sans aucune langue commune), l’instrument de musique considéré comme automate affectif, la géométrie et l’arithmétique de la vision et de l’écoute … leurs différences, le son comme signature de l’espace, signature d’objets, signature de ce qu’il n’est pas, le paysage & le placard … Ou encore le voisinage (permis par la langue française) du temps qui passe et du temps qu’il fait … et par le truchement duquel l’oeil et l’oreille se retrouvent dans le même dénuement. La musique, le dessin, le cinéma deviennent alors, au travers de leurs propres protocoles artistiques, autant de façons de tester la réalité sentie et pensée pour amener à un point critique la “ vérité ” du sens commun, sur laquelle est souvent construit le travail lui-même. Réciproquement, c’est un test dont l’expérience définit une nouvelle distribution de tout le corps en le plaçant dans un environnement à la fois inconnu et artificiel, tout en le laissant capable de penser, de compter, de faire des relations, d’entendre et de comprendre les lieux, etc. L’émotion que je cherche est faite de toutes ces strates et du (plus ou moins aisé) glissement de toutes ces strates les unes sur les autres durant l’écoute : quand la musique et l’image donne le temps".

Stéphane Rives , musicien saxophoniste et compositeur
La mécanique du saxophone permet une approche acoustique concrète de l'instrument ; les possibilités d'actions sur les tampons, et la flexibilité de l'anche offrent un moyen subtil d'altération de l'onde sonore générée par le souffle. En se plaçant dans cette pensée de filtrage que pourrait avoir tout musicien de l'électronique, l'attention se porte sur les micros événements infimes guère audibles dans une approche traditionnelle, les plans sonores se tordent, la distorsion acoustique surgit et dans cet "intérieur" du son acoustique les subtilités des grains et des textures. De nouvelles matières émergent comme si elles avaient été, jusque-là, enfouies derrière immédiatement perceptible. Pour parvenir à les contrôler, on réduit au maximum toute idée d'intervention volontariste : un flux d'air traversant un cône métallique, une action discrète sur quelques paramètres. Le jeu n'est pas un aboutissement mais un instant qui répond à cette logique. La réflexion musicale se concentre sur la question de la pratique. Il n’y a pas d’intention musicale au sens strict du terme, mais une expérience du son comme moyen d'"exciter" l'auditeur, une manière d'interroger, de bousculer le sentiment de sécurité psychologique. Ce travail au saxophone s’enrichit depuis une quinzaine d’années à l’occasion de rencontres et de projets avec de nombreux artistes de tous horizons : danse orientale, danse butoh, danse contemporaine, vidéo, sonographie, musique électronique, musique électro-acoustique, composition.


Publié dans Danse

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