programme de la semaine du 14 octobre: "Living in a better world", "Luntano", La Maggese, La Compagnie Irrégulière, Abou Diarra, Cheik Sissoko, "Regardez cher parents" ...

Publié le par l'art au garage

Dans le cadre de l'exposition ROUTES ET DEROUTES regards d’artistes sur la migration à la Galerie G

(du mercredi 13 jusqu'au 17 octobre),
voici les derniers 4 rendez-vous à ne pas manquer:

14 octobre à 19h30 : "Living in a better world" (film de Stefanie Rieke et Katrin Guntershausen)*

15 octobre à 19h30 : Soirée thématique: L'Italie en Migration :
19h30 "Luntano" (film d’Alessandra Celesia), et
20h45 "Esquisse" (musique de l'ensemble vocal La Maggese)
(le café de l'art au garage vous propose un repas italien)

16 octobre de 19h à 23h: Soirée Finissage (en partenariat avec Vagabond Vibes):
19h30 spectacle « Toute vie est une vie (marche à l’ombre)» de La Compagnie Irrégulière
ensuite musique de Abou Diarra et Cheik Sissoko
(avec un repas malien sénégalais)

17 octobre: 12h30 à 19h : journée animée par le GRDR

12h30 acceuil et déjeuner (repas malien sénégalais)
15h "Regardez chers parents" - film de Mory Coulibaly et Anne Laure de Fransu

*Les films sont projetés en présence des réalisateurs.
(voir ci-dessous pour plus de détails sur chaque soirée).

ENTREE LIBRE

L'exposition est ouverte 14h-19h du mercredi au dimanche et en soirée avant le début de la séance.

Tous les jours (aux horaires d'ouverture de l'exposition et en soirée), LE CAFE DE L'ART AU GARAGE vous propose des boissons et une restauration inspirée par les cuisines du monde, ainsi que les vins de nos amis viticulteurs.

Galerie G
23 rue des Lilas
75019 Paris
Métro: Place des Fêtes

retrouvez toutes les actualités de l'exposition Routes et Déroutes, de l'art au Garage et de la Galerie G sur
http://lartaugarage.over-blog.com/
contact: artaugarage@gmail.com
ou Rebecca Young 0661919608

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jeudi 14 octobre à 19h30 précise

projection LIVING IN A BETTER WORLD (55', 2010)

en présence des réalisateurs

Auteur - réalisateur : Stéfanie Rieke
Auteurs : Stéfanie Rieke et Katrin Guntershausen

production L'œil sauvage
Montage : Thierry Demay, Myrjam Strugalla, Erika Haglund
Musique : Jean Bordé

Coproductions : Regards.doc, Téléssonne avec la participation de RFO, les soutiens du CNC et de l'ACSE - Images de la diversité. Avec l'aide culturelle du Filmbüro Bremen.

Sélections festivals : FIPA - compétition internationale documentaire de création

C’est une histoire de vies croisées en transit dans un immeuble parisien menacé par l’effondrement. Et c’est aussi une métaphore : celle de l’instabilité en général, car la vie de nos personnages s’avère être toute aussi fragile que notre immeuble.
L’Egyptien Rachili a été soldat. Depuis, il se sent invulnérable. Il met en scène son corps comme si celui-ci était plus fort que la maison et s’engage dans un combat avec les murs. Rien ne peut perturber le Congolais Dede, ni la goutte d’eau qui tombe en intervalle régulier de son plafond, ni les tremblements de terre dont on parle à la télé…. Il se réfugie tout de même sur son lit au-dessus duquel le plafond semble plus stable. Le Polonais Jan, en tant qu‘homme du bâtiment, s’est bien rendu compte de la gravité de la situation. La nuit, il entend le mouvement de l’immeuble : « C’est un peu comme une machine à laver… » dit-il. Pour Nayak, l’Indien, l’état de l’immeuble est chose secondaire : il raconte comment il a dû fuir l’Inde à cause de son mariage avec une fille d’une caste supérieure. Ce qui lui reste d’elle, c’est juste son sourire lointain sur la bande vidéo de la célébration de leur mariage. Simon l’Israélien se préoccupe moins du danger qui guette l’immeuble que du fait qu’il ne pourra emporter ni sa télé, ni son frigo s’il était amené à partir. C’est là une situation bien inconfortable : Simon aime l’eau fraîche du frigo et il adore regarder le football à la télé le Vendredi soir. Son colocataire égyptien Ahmed raconte comment sa vie a basculé d’un jour à l’autre : autrefois il était un homme riche qui vivait heureux avec sa femme et ses enfants… aujourd’hui il a tout perdu et travaille comme les autres en tant qu’ouvrier du bâtiment en France.

A story of crisscrossing lives in transit in a crumbling Paris building. A film about solitude, expectation, desire, how we respond to danger. It’s also a metaphor about instability in general, because the lives of our characters turn out to be as wobbly as our building.

 

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vendredi 15 octobre à 19h30 : Soirée thématique: L'Italie en Migration
(avec repas italien):

19h30: "Luntano" (film d’Alessandra Celesia),

 

en présence du productuer, Michel David.


2006 - France - 52 minutes - DV Cam

Italie. Une fois par moi, un camion traverse la péninsule de l'extrême sud jusqu'au pied des Alpes. Trois mille kilomètres aller-retour pour délivrer de drôles de paquets. Il s'agit de cartons remplis de pots de légumes conservés sous huile par la tante Berta, oranges et citrons non traités du potager de l'oncle Pino, paquets de pain traditionnel (les friselli) cuit au feu de bois par nonna Maria, poisson séché (le fameux stoccafisso) pour les fêtes, etc...
Une vraie caverne d'Ali Baba sur roues !
Ce camion est le résultat d'une page difficile de l'histoire italienne, celle de l'émigration massive du sud rural et défavorisé vers le nord du "miracle économique" et de l'industrialisation massive.
À l'ère de l'Internet et des SMS, ces familles séparées par des milliers de kilomètres essayent de raccourcir les distances et de garder des liens à travers ces colis qui sillonnent tous les mois l'Italie, à bord du camion des frères Milone.
Auteur-Réalisateur : Alessandra Celesia
Production / Diffusion : Zeugma films, Images plus

organisme(s) détenteur(s) ou dépositaire(s) : Zeugma films
Participation : Angoa-Agicoa, CNC, Procirep, SCAM, RTSI


20h45: "Sur les traces de l'immigration italienne à Montreuil - esquisse" (l'ensemble vocal La Maggese)

- Depuis six ans CHANTS DE RAGE ET DE REVOLTE, (dirigé par Anna Andreotti,  comédienne et chanteuse, élève de Giovanna Marini), se réunit pour mettre en forme ses cris de rage (politiques, quotidiens, sociaux) à travers l’apprentissage des chants traditionnels italiens : chants de révolte, chants de grève, de travail, lamentations, chants d’espoir, chants à pleurer et chants à rire!

- Depuis 3 ans  le groupe se produit de plus en plus en extérieur (dernièrement à L’Européen, Théâtre Berthelot pour la fête de la femme, Printemps de poètes ) et le travail témoigne d’un véritable  capital son et capital humain. Nombreux sont ceux et celles qui dans le groupe on des origines italiennes, (première, deuxième troisième génération) ceux qui donne une identité  au groupe,  et aux chants une qualité rare. Ce ne sont pas de chanteurs professionnels mais l’engagement et les racines leur donnent une vraie légitimité de groupe, jamais de chorale (on chante pour une fonction, celle de manifester, soutenir, interroger poser les problématiques dans une société en violente évolution, le chant traditionnel ainsi retrouve son but et donc ça sonorité particulière).

L’envie de réfléchir sur les thèmes de l’immigration,  l’intégration et les origines des « Français » d’aujourd’hui nous a semblé évident, le philtre du passée (l’immigration italienne est histoire ‘passée’ on dit être parfaitement réussie….) nous pensons pourrait permettre de mettre une distance face à un problème cuisant et donner matière à réfléchir.

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samedi 16 octobre à partir de 19h: Soirée Finissage
(en partenariat avec Vagabond Vibes):

à 19h30 spectacle « Toute vie est une vie (marche à l’ombre)» de La Compagnie Irrégulière,

« 1.  Les chasseurs déclarent :

Toute vie humaine est une vie.
Il est vrai qu’une vie apparaît à l’existence avant une autre vie.
Mais une vie  n’est pas plus ancienne, plus respectable qu’une autre vie.
De même qu’une vie n’est pas supérieure à une autre vie. »

(La Charte du Mandé – XIIIe siècle)

Quelques fragments du quotidien des sans-papiers sur le territoire français, perçus à travers la lorgnette magique du théâtre… Scènes joyeusement tragiques d’interpellation, arrestation, interrogatoire, garde à vue, passages devant les juges et les consuls pour délivrance des laissez-passer, rétention, injection de calmants pour faciliter l’expulsion… et on en passe, mais pas des meilleures… Les lois qui se durcissent tranquillement permettent d’infliger aux étrangers des traitements de plus en plus inhumains… Il faut dire qu’un étranger, c’est pas vraiment un humain pour notre bien aimé ministère de l’Identité, Immigration et Intégration Nationale… Par chance il n’est pas encore exigé aux gens de mauvaise vie que sont les acteurs de présenter un titre de séjour avant de monter sur scène… Les irréguliers de la compagnie s’emparent donc de l’expression dramatique pour montrer leurs dramatiques situations, enseigner quelque chose de leur réel aux dimensions si absurdes qu’il en devient comique…
Le réel des irréguliers dépasse assurément toute fiction. 

(Métie Navajo, metteur en scène)

La soirée de samedi continue en fête avec musique de Abou Diarra et Cheik Sissoko, et avec un repas malien sénégalais.

 

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Dimanche 17 octobre: 12h30h à 19h : journée animée par le GRDR
avec repas malien sénégalais

 

à 12h30: acceuil et déjeuner

 

à 15h: Regardez chers parents (film de Mory Coulibaly, Anne-Laure de Franssu)

 

en présence des réalisateurs

Mory Coulibaly a tourné des images lors de l'occupation du gymnase à Cachan en 2006.
En France depuis 2002, il se trouvait là, au moment de l'expulsion du squat, bien qu'il ait obtenu le statut de réfugié politique fin 2003, qui lui permettait de se trouver un logement.
Délégué auprès des familles, il est resté avec les autres par solidarité et parce que pour lui, c'était le prolongement d'une lutte commencée ensemble.
En quittant le bâtiment F. il a tout laissé derrière lui, un peu comme lorsqu'il avait quitté son pays d'origine : La Côte d'Ivoire.
Plus tard, un ami lui a rapporté sa caméra, seul objet de valeur auquel, dans la panique, il n'avait plus pensé et il s'est dit : " Je n'ai plus rien, il me reste juste cette caméra, il faut filmer"

Film de Mory Coulibaly
Sur un texte de Tanella Boni
Filmé, réalisé et monté avec Anne-Laure de Franssu
Avec le soutien de la Mairie de Cachan, de la CIMADE, du GRDR, de l'AME et du CNA Mali
France / 49 mn / vidéo / 2009
Le film de Mory Coulibaly est l'Atelier - 1 - du projet "De l'Exil à l'Image" mené par l'Association II mots en Images
www.blogg.org/blog-87338.html

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